Warholisation

Warholisation

vendredi 9 décembre 2016

Centenaire

 C'est en tombant sur La captive aux yeux clairs - The Big Sky (1952) de Howard Hawks sur TCM ce matin que je me suis souvenu que c'était l'anniversaire de Kirk Douglas ce 9 décembre. J'y pensais depuis quelques mois, puis quelques semaines et jours. Son premier anniversaire remonte à 1917. Il est né en 1916 et a 100 ans aujourd'hui. C'est pas banal quand même. Qu'un être qui n'a pas l'air de s'être économisé dans la vie puisse vivre aussi longtemps. Sûr qu'il a maintenant un visage étrange, à la fois très âgé et très lifté, il paraît bien affaibli (accident en 1991 et surtout attaque en 1996) et quasi momifié, l'air un peu moribond, mais bon. Il s'accroche, c'est un "battant". C'est un bon acteur, qui a tourné dans de très beaux films, l'un des derniers survivants de "l'âge d'or hollywoodien".
 Pas bête non plus, il dit : " J'ai eu la chance de rencontrer la femme de ma vie il y a 63 ans, et je pense que notre merveilleux mariage et nos discussions nocturnes m'ont aidé à survivre à toutes sortes de choses." Mari pense la même chose sur nos discussions, plutôt diurnes toutefois. Même s'il me dit le contraire, me dit même de me taire, je ne suis pas dupe !... Et sinon, lui, il est fidèle.

Spartacus (Kubrick, 1960), l'un de ses plus beaux rôles.

 Ou au côté de son ami Burt Lancaster dans le rôle du dentiste tuberculeux Doc Holliday, dans Règlements de Comptes à Ok Corral (Sturges, 1957).

 Et puis il y a aussi Le gouffre aux chimères, Les ensorcelés, 20 000 lieues sous les mers, L'homme qui n'a pas d'étoile, La vie passionnée de Vincent van Gogh, Les vikings... J'avoue que je l'ai moins suivi, cinématographiquement parlant, sur les 40 dernières années...

 Et puis, évidemment, Le dernier train de Gun Hill, dans le rôle Matt Morgan, le western préférė de la choute.

jeudi 8 décembre 2016

Spectacles

 Je suis allée voir cette pièce.
C'est très bien, très drôle, riche de bons et de mauvais sentiments.

 La salle était pleine, en majorité de retraités à niveau de vie suffisant pour aller au théâtre. J'ai par chance exceptionnelle bénéficié de deux places gratuites. Les prix pour cette pièce sont plutôt élevés, surtout par rapport à d'autres. Nos sacs n'ont pas été vérifiés à l'entrée. Comme à l'entrée des lieux publics à Londres, mais là-bas c'est parce qu'ils ne sont pas menacés. Un vent de liberté y souffle, comme il ne souffle plus guère sur Paris. Où la pollution entraîne la gratuité momentanée (mardi 6 et mercredi 7 décembre) des transports en commun, chouette (mais quid de ceux qui paient - toujours les mêmes - leur pass Navigo ?).

 Questions spectacles, en cette fin d'année, la choute a donné un joli concert samedi dernier avec sa chorale et jouera du piano en public samedi prochain. Le chichou ne se produit pas, mais a, à son corps défendant, produit au cours du premier trimestre de quoi constituer un bulletin de notes et d'appréciations qui nous sera remis en mains propres samedi matin. Dois-je apporter des chocolats pour le professeur principal qui me le remettra ? Trop tard pour l'amadouer... Pour le remercier de ses cours de maths auxquels le chichou ne comprend goutte ?

lundi 5 décembre 2016

L'important

 
 Au bureau, il faut libérer l'espace chéri depuis tant d'années pour descendre dans un endroit moins doté d'évidentes qualités. Après avoir vainement, pour une énième fois, exposé à la chef son incapacité à déménager pour cause de claustrophobie avérée, une collègue s'est effondrée en larmes. Trop de souffrance et d'injustice, ici et ailleurs.
 Bien que mieux loti, il faisait peine aussi le président dans son discours télévisé, l'air déprimé. Lui aussi va devoir bientôt quitter les ors de son bureau. Mais comme me rétorque le père d'une copine de la choute, Déprimé, déprimé !? Nous aussi on est déprimés... (Sous-entendu : et tout le monde s'en fout.)
 Faut-il offrir quelque chose à quelqu'un qui reçoit la légion d'honneur ? C'est la question qui préoccupait des gens bien mis, lors d'un entre-soi guilleret, croisés un de ces derniers matins (et invités à la remise de cet insigne honneur, donc). De ceux qui paient l'ISF et ont sans doute voté pour François Fillon aux élections primaires de droite.
 Sinon, dimanche, c'était le premier dimanche de l'avent. Du latin adventus qui veut dire avènement, venue, arrivée, et non attente n'en déplaise à la maman qui fait le catéchisme à l'école de la choute. Qui croit dur comme fer ce qui est dit au sein de l'institution scolaire.
 Et l'important en ce moment ce n'est pas tant la rose que le sapin.

jeudi 1 décembre 2016

National Gallery

 Ce week-end on est allés à la National Gallery de Londres. Après l'exposition temporaire Beyond Caravaggio (dans des petites salles en sous-sol, sombres, pleines de monde ; mais de très beaux tableaux bien mis en valeur/et en éclairage), on est allés voir les collections permanentes.

Dont voici une sélection.

Atelier de Albrecht Dürer, Vierge à l'Enfant ou Madone à l'iris [Room 65-Sainsbury Wing]
 Récemment restauré ? Vu les sublimes couleurs vives des vêtements magnifiquement drapés, la raison pour laquelle j'ai pris la photo, mon oeil attiré, et séduit.

- Quelques peintures italiennes -

 Giovanni Battista Moroni, Portrait of a man with raised eyebrows,
 vers 1570-1755 [Room 12]
Très expressif, on dirait qu'il va nous parler. C'est le chichou qui a été impressionné.

Lorenzo Lotto, Portrait of a woman inspired by Lucrecia, 1530-1732 [Room 12]
Un drôle d'air pour elle aussi, dans une si belle robe.

Canaletto, Venice, The Doge's Palace and the Riva degli Schiavoni, late 1730s [Room 38]
 La maîtrise technique, détaillée, de Canaletto est totalement "bluffante", comme on peut dire aujourd'hui. Il n'aurait pas été trop gêné par l'avènement de la pixellisation.

Canaletto, The Stonemason's Yard, about 1725 [Room 38]
 Celui-ci est moins détaillé, mais plus beau...

- Quelques peintures françaises -

 Vigée-Lebrun, Self Portrait in a Straw Hat, after 1782 [Room 33]
 J'ai retrouvé mon amie Vigée-Lebrun, vue l'année passée à Paris (expo au Grand-Palais),
dans son autoportrait (flatteur ou/et fidèle) au chapeau de paille.

Également croisée à l'expo parisienne, Mademoiselle Brongniart,
 peinte par Élisabeth Vigée-Lebrun en 1788 [Room 33].
  Le chichou lui trouve une ressemblance frappante avec son copain qui l'a trahi. En effet.

 Le très beau (et grand) et doux portrait de Mme de Pompadour à s broderie, en 1763-1764, par François-Hubert Drouais [Room 33].
Quelle robe...

A Lady in a Garden taking Coffee with some Children, probably 1742
 [toujours la Room 33, si joliment tapissée]
 J'aime beaucoup les couleurs et la composition des petits tableaux de Nicolas Lancret aussi.

- Quelques peintures anglaises -

Thomas Gainsborough, Mr and Mrs William Hallett, The Morning Walk, 1785 [Room 34]
 Je prends toujours en photo le détail d'un animal pour la choute...

 Joseph Wright of Derby, An Experiment on a Bird in the Air Pump, 1768 [Room 34]
Tableau connu et toujours étonnant.

George Stubbs, Whistlejacket, about 1762 [Room 34]
J'ai rapporté un magnet de ce tableau pour la choute ravie.

- Ambiance -

 
Canapés, parquet, murs, verrière, visiteurs.

- Pour finir-

Henri Rousseau, Surprised, 1891 [Room 44]
  Celui-ci aussi, je l'ai vu récemment à Paris. J'aime cette idée que les tableaux voyagent.

À droite, Giovanni Battista Tiepolo, An Allegory with Venus and Time,
about 1754-1758 [Room 40]

 Le site du musée est très bien fait, on peut se promener de room en room et bénéficier d'images de grande qualité. Pas besoin d'y aller, on peut éviter le tunnel et ses frais.

Après tout ça, les impressionnistes [Room 41] m'ont paru bien fades...

mercredi 30 novembre 2016

Ailleurs

Après son mariage, mon couple Playmobil est parti en voyage de noces.
 À moins que Monsieur soit déjà parti en vacances avec sa maîtresse, car la chevelure de la dame est passée de noir corbeau à blond platine... Mettons donc l'éclaircissement de ses cheveux sur le compte d'un ensoleillement maximal dans leur lieu de villégiature tropical.
 Monsieur a son livre, Madame son huile solaire... Tous deux portent serviette, bleue pour l'un, rose pour l'autre. Tout cliché détecté n'est pas suspect.

 En parlant de voyage hors territoire national, les signes ci-dessous représentent le prénom de la choute en coréen.
  La maman d'un camarade de classe de CE2 est venue parler de son pays d'origine, la Corée du sud. Elle avait apporté un masque ("très important pour les Coréens, leur visage..."), un jeu ("une espèce de boule à frapper avec son pied") et des petits gâteaux ("marrons, en sachets") que la choute a dûment appréciés.
 La maîtresse avait, en effet, lancé une invitation, lors de la réunion en début d'année, aux parents désireux de venir parler aux enfants de leur pays, de leur culture venue d'ailleurs. Voyant qu'il y a, entre autres, pas mal d'enfants aux traits asiatiques dans sa classe.
 Peut-être que les enfants seraient intéressés par le témoignage des grands-parents de la choute ? Sur leur pays : l'Algérie, du temps des colonies.

mardi 29 novembre 2016

What a Pleasant Journey

 À la gare du Nord.

 Pour les 15 ans du chichou un week-end était prévu. Avec la même destination que pour ses 10 ans. Organisé (pour une douzaine de personnes - une fois sur place libres de leurs mouvements) par l'association du personnel de l'endroit où je travaille. 10 ans déjà que je n'y avais mis les pieds, pas au bureau..., mais à Londres. Ville qui mériterait une visite annuelle voire mensuelle !
 
 Nous n'avons pas séjourné dans cette magnifique bâtisse (Hotel St Pancras Renaissance) datant de la fin XIXe, mais dans un hôtel plus moderne tout aussi proche de la gare St Pancras International, terminus de l'Eurostar.

 Le temps était clément : frais, mais pas humide ni venteux. Ouf.

 Par la Piccadilly Line, saturée de monde..., je me précipite en premier lieu chez Harrods. La rue (Knightsbrige) est bondée, le magasin n'est pas vide, mais on peut tout de même y circuler sans trop de peine.
 Les vendeurs et caissiers (portiers et animateurs - beaucoup de jobs de service), ici et dans d'autres magasins (comme Hamley's, le grand magasin de jouets), sont très souvent étrangers ou d'origine, avec des accents orientaux divers ; pas toujours aisé pour le touriste non parfaitement anglophone de passer d'un accent à l'autre sans perdre en compréhension. Nombreuses sont les employées voilées.

 Les chaînes de magasins, de restauration rapide comme Pret A Manger (1983), d'accessoires de mode comme Accessorize (1973), de papeterie et décoration comme Paperchase (1996) sont multiples et chacune démultipliées dans toute la ville. On tombe sur un Pret A Manger presque à chaque coin de rue.

 Les très beaux Food Halls, aux carreaux de céramique décorés, de Harrods sont particulièrement plaisants pour l'oeil et les papilles.
 On y trouve notre déjeuner et le chichou ne râle pas tandis que je m'attarde dans les rayons du magasin, finalement essentiellement celui des jouets...

  La ville est déjà à l'heure de Noël. Les vitrines et les rues sont décorées et illuminées. Avec la foule (jeune, dynamique, touristique, consommatrice - malgré les prix exorbitants) incroyablement dense partout, l'ambiance est festive.



 Si le métro est saturé, au point que les grilles extérieures peuvent fermer aux heures de pointe pour réguler le flux, flot de passagers !, les bus sont eux quasiment vides...
 En plus, si l'intérieur des wagons de métro est exigu et bas de plafond, l'intérieur des bus est lui bien chauffé, beau et  confortable.

 Dans les escalators menant au quai du métro profondément enterré je me suis souvenu qu'un escalier mécanique, alors avec des marches en bois, s'était enflammé à Londres, provoquant un incendie mortel. Précisions furent données à ma mémoire par internet (et Wikipédia) : il eut lieu en 1987 et fit 31 victimes, à King's Cross.

 Même à Saint James's Park (où l'americano est à 2 £), le royaume des oiseaux et des écureuils pas farouches, un dimanche matin, on marchait presque à la queue leu leu...


 Il y a même des pélicans.

 À Covent Garden, et ailleurs, on trouve moult décorations de Noël (à défaut d'en acheter j'en ai beaucoup photographiées), des plus originales.
 Comme le sont les vitrines.

 Les animations - musicales notamment - sont également nombreuses.

 Londres est une ville pour le moins animée, lumineuse (En ce moment, la nuit commence à tomber à 15 h 30-16 heures... Comment ne pas abuser de la Fée Électricité ?) et chaleureuse. Si on veut faire autre chose qu'admirer son architecture "pleine d'âme" (extérieure ou intérieure - admirable ; ne serait-ce que celle des pubs), il vaut mieux y aller avec une bourse bien garnie. Une collègue a été révoltée par ce business ambiant. Outre les balades dans les parcs (centraux), seuls les musées sont gratuits, ce qui n'est pas rien ceci dit.

vendredi 25 novembre 2016

Concours de Barbie

 Depuis peu, la choute, stimulée par la présence et les envies d'une amie, s'est mise à rejouer avec ses poupées Barbie. Les mettant en scène dans diverses situations.

 Hier, elle rejouait "les reines du shopping", avec des pseudo magasins de vêtements et d'accessoires ici et là dans la chambre. Je possède des vêtements Vintage datant de 1963 (ayant appartenu à des cousines plus âgées). Après 53 ans (!) ils sont "nickel". Avec des boutons pression, toujours bien cousus, plutôt que des scratch-à-la-noix.
 Aujourd'hui elle a imaginé des concours. Les gagnantes du concours de "blondeté" sont, dans l'ordre : celle du milieu, jugée, après méticuleuses comparaisons, la plus blonde ; celle à sa droite (aka à gauche sur l'image) ; et, troisième, ou seconde Dauphine (ma favorite, ses cheveux ne s'abîment pas, ils restent doux, ont l'air vrai...), celle à la gauche de la première qui porte trophée.

 2e concours : celui de la blancheur. Parmi les quatre concurrentes on reconnaîtra Cendrillon, Elsa, dite la reine des neiges, et Blanche-Neige, la seule brune.

 Après le défilé des candidates l'unique juge tournoie (pour mieux réfléchir ?) avant de donner sa décision.

 Et la gagnante est : Elsa ! C'était couru. Puis l'anonyme, puis, je me suis battue pour elle, la mignonne Blanche-Neige.

 Passons au 3e concours : celui des robes de soirée. Les concurrentes sont plus nombreuses (ma préférence va, depuis toujours, à la merveilleuse robe mauve).

 Zut, c'est l'heure, il faut partir pour l'école. Vite, brosser les dents, et laisser tout en plan (Maman rangera, comme d'hab). Et on n'a même pas eu le temps de faire le concours des tenues de jour. Ce sera pour une prochaine fois...
 Moralité ? On joue mieux avec plusieurs Barbie qu'avec une seule. Moralité 2 : la choute est satisfaite d'être de carnation et d'avoir une chevelure claires. Moralité 3 : on manque toujours de temps pour jouer. Etc.